Déployées dans les années 1990 puis 2000, les technologies 2G et 3G ont accompagné les premiers usages de la téléphonie mobile et de l’internet mobile. Aujourd’hui, leurs performances ne répondent plus aux besoins actuels des entreprises, tournés vers le Cloud, la visioconférence et les applications métiers connectées. Leur extinction progressive au profit de la 4G et de la 5G est désormais engagée en France. Au-delà des téléphones, de nombreux équipements professionnels comme les alarmes, les ascenseurs ou les terminaux de paiement sont concernés. Les entreprises doivent dès maintenant identifier les équipements impactés et anticiper leur migration.
Pourquoi arrêter la 2G et la 3G et quand vont-elles disparaître ?
Leur maintien représente également un coût important pour les opérateurs, qui doivent continuer à exploiter, maintenir et alimenter quatre générations de réseaux simultanément. En concentrant leurs investissements sur la 4G et la 5G, ils peuvent simplifier leurs infrastructures, réduire les coûts d’exploitation et diminuer leur consommation énergétique.
Cette baisse de consommation s’explique notamment par le fait que les équipements radio les plus récents sont plus performants et plus sobres. Une seule infrastructure 4G ou 5G permet aujourd’hui de transporter davantage de données avec une consommation électrique moindre qu’un ensemble d’équipements 2G, 3G et 4G exploités en parallèle.
Cette transition s’effectuera progressivement, selon un calendrier propre à chaque opérateur. Pour la 2G, Orange et Bouygues Telecom prévoient une extinction d’ici fin 2026, tandis que SFR vise novembre 2026. Free Mobile ne disposant pas de réseau 2G en propre, il suit le calendrier d’Orange. Pour la 3G, Orange et SFR prévoient un arrêt en 2028, contre fin 2029 pour Bouygues Telecom. Le calendrier de Free Mobile concernant l’extinction de la 3G n’a pas encore été annoncé.
Les équipements qui utilisent encore la 2G
Au-delà des anciens téléphones, de nombreux équipements professionnels dépendent encore de ces réseaux pour fonctionner ou transmettre des alertes.
C’est notamment le cas de certaines alarmes, des systèmes de télésurveillance, des dispositifs de téléassistance, de certains équipements médicaux, des interphones ou encore des systèmes de pilotage du chauffage. Si ces appareils ne sont pas compatibles avec une autre technologie, leur remplacement ou leur mise à niveau sera nécessaire.
La couverture mobile restera assurée
L’arrêt de la 2G et de la 3G ne signifie pas une disparition de la couverture mobile. Au contraire, les opérateurs ont progressivement modernisé leurs infrastructures afin d’assurer la continuité des services. Aujourd’hui, plus de 99,8 % des sites d’émission 2G et 3G sont déjà équipés en 4G, tandis que la 4G couvre plus de 99,9 % de la population métropolitaine.
Pour les utilisateurs comme pour les entreprises, cette évolution ne pose donc pas de problème de couverture réseau. L’enjeu porte essentiellement sur la compatibilité des équipements encore connectés en 2G ou en 3G. Si ces appareils ne sont pas migrés vers des technologies plus récentes, ils risquent de cesser de fonctionner malgré la présence d’un réseau mobile disponible.
Les ascenseurs particulièrement concernés
Les ascenseurs illustrent concrètement les enjeux liés à la fin de la 2G et de la 3G. En France, près de 650 000 ascenseurs sont en service et, selon la Fédération des Ascenseurs, près de 50 % disposeraient encore d’un système d’alerte utilisant ces réseaux. Or, la réglementation impose un dispositif d’alerte et de communication opérationnel avec un service d’intervention.
Les équipements concernés devront donc être mis à niveau pour garantir la continuité de ce service.
Propriétaires, gestionnaires d’immeubles et professionnels de la maintenance doivent anticiper cette transition, essentielle à la sécurité des usagers.




